Le symbolisme du masculin et du féminin ...
Hommes et femmes il les créa....
Pourquoi dès lors un ministère exclusivement masculin ? A priori cela peut être choquant. A posteriori aussi.
D'autant que les ministres hommes ont tendance à rester "entre eux" dans les occasions de rencontres plus larges....
"Finalement, nous dirions volontiers que la symbolisation du Christ ne passe pas d’abord par la symbolique du masculin. Elle lui est reliée, certes. Mais elle passe par priorité par l’impossibilité pour chaque sexe de signifier à lui seul le mystère du Christ. « Il n’y a ni homme ni femme » disait Paul. Traduisons : il y évidemment des hommes et des femmes, mais ce qui est signe d’évangile c’est une relation nouvelle entre eux, une relation non inégale, une différence non banalisée, un rapport vécu sans fatalité, sans domination ni violence. Ce n’est pas le masculin isolément qui signifie quelque chose du Christ. C’est la relation des hommes aux femmes. Et réciproquement celle des femmes aux hommes."
Voir le texte entier sur le site <theopratic.org>
lundi 15 août 2011
jeudi 16 juin 2011
Une religion : pourquoi ?
"Pour ce qui est de l'apport du religieux au spirituel, je crois qu'il ne faut pas se précipiter pour parler de grâce et de don. Certes, habituellement les religions se présentent comme des révélations venant d'en haut, de Dieu le plus souvent. En ce sens, l'aspect de gratuité est souligné au cœur de l'expérience spirituelle. Mais cette gratuité est très souvent perçue par des personnes qui se disent et sont probablement non religieuses. Autrement dit, la religion n'a pas le monopole du don. Elle le radicalise, l'explicite, l'articule à un certain nombre d'autres valeurs, mais elle ne l'inaugure pas.
La véritable nouveauté de la religion consiste en ce que le spirituel se globalise, s'unifie et assume les enjeux majeurs de l'existence : la vie, l'amour, la mort, l'espérance et la fidélité. De fait, alors que le spirituel peut être limité à tel secteur de notre expérience (par exemple, l'esthétique, le souci de la justice, l'espérance d'un monde meilleur), la religion rassemble les divers aspects de l'existence. C'est alors que Dieu peut prendre sens et présence. Il est lui-même une énergie spirituelle d'un ordre unique,... don mystérieux que les religions nomment le salut.
Les chrétiens confessent que cette énergie est amour pour les hommes, qu'elle a pris forme humaine en Jésus et qu'elle est désireuse d'entrer dans des rapports de relation interpersonnelle et d'alliance avec les humains dans leur ensemble.
La véritable nouveauté de la religion consiste en ce que le spirituel se globalise, s'unifie et assume les enjeux majeurs de l'existence : la vie, l'amour, la mort, l'espérance et la fidélité. De fait, alors que le spirituel peut être limité à tel secteur de notre expérience (par exemple, l'esthétique, le souci de la justice, l'espérance d'un monde meilleur), la religion rassemble les divers aspects de l'existence. C'est alors que Dieu peut prendre sens et présence. Il est lui-même une énergie spirituelle d'un ordre unique,... don mystérieux que les religions nomment le salut.
Les chrétiens confessent que cette énergie est amour pour les hommes, qu'elle a pris forme humaine en Jésus et qu'elle est désireuse d'entrer dans des rapports de relation interpersonnelle et d'alliance avec les humains dans leur ensemble.
Henri Bourgeois,
Modalités du spirituel, Catéchèse, n° 152, 1998.
dimanche 5 juin 2011
Gratuité et relation
"Dieu est gratuit dans la mesure où il existe pour nous comme quelqu’un avec qui nous sommes en relation. Réciproquement, il vit la gratuité en se rapportant à nous comme à des personnes ayant, devant lui, un nom propre et une liberté qu’il respecte."
Henri Bourgeois
L'amour de Dieu est gratuit
dimanche 29 mai 2011
Un amour compréhensif et compréhensible
"Dieu aime avec intelligence, intelligemment. Ce qui veut dire que Dieu cherche à connaître ceux qu'il aime et d'autre part qu'il veut se faire connaître d'eux. Son amour est, pour ainsi dire, à la fois compréhensif et compréhensible".
On peut lire dans leur contexte, sur le site consacré à Henri Bourgeois, dans l'article publié ce 29 mai : Dieu aime intelligemment.
On peut lire dans leur contexte, sur le site consacré à Henri Bourgeois, dans l'article publié ce 29 mai : Dieu aime intelligemment.
mercredi 18 mai 2011
Laisser dans la vie une place pour Dieu
"Il n'est pas nécessaire de croire en Dieu pour laisser dans sa vie un peu d'espace, un peu de place. Il n'est pas sûr que cette place, Dieu la prenne. Mais il est évident qu'il ne peut pas se manifester si la vie affiche "complet" et si elle manque d'air.
Or c'est ce qui se passe parfois.
La société n'a-t-elle pas tendance à vouloir tout contrôler et tout organiser ? Comme si elle avait cette possibilité ! L'ennui c'est que certains Etats autoritaires... rendent la vie irrespirable.
De même, dans l'existence quotidienne, ne faut-il pas laisser des portes ou des fenêtres ouvertes ? Le coeur humain des attentes et des espoirs que ne satisfont pas les programmes de TV ou les routines quotidiennes.
Laisser une place pour Dieu, cela ne veut pas dire qu'on y rencontrera forcément Dieu ! Mais cela signifie qu'il pourra y tenir... des permanences !"
Henri Bourgeois,
sous le pseudonyme de groupe : Pascal Thomas,
dans : Découvrir le christianisme, tome IV : Croire pratiquement, p. 276.
mardi 10 mai 2011
Une déconstruction de l’acte de croire
Dans une conférence prononcée lors de l’inauguration du Musée Dauphinois, en 2000, Henri Bourgeois analysait ce qu’était l’acte de croire aujourd’hui, et aussi ses dérives, et mêmes ses transformations. Parmi celles-ci, il constatait l’existence de ce qu’il appelait « une déconstruction de l’acte de croire.
Une autre « modification qui peut paraître troublante n’est pas purement exceptionnelle. Je veux parler d’une déconstruction de l’acte de croire. Sa cohérence se défait, son souffle s’amenuise, sa capacité de confiance se rétracte, sa teneur en communication diminue. Les croyants qui sont dans ce cas ont l’impression de perdre ou d’avoir perdu la foi ou encore d’être en crise.
À quoi tient cet épisode (plus ou moins durable) ? Je lui reconnais, pour ma part, trois types de raisons ou de causes. Il y a d’abord une difficulté spirituelle, due à la déception ou à la fatigue dans le quotidien. Envisager alors une confiance en un message de salut, de liberté et de vérité devient étrange et assez extérieur aux valeurs et aux idéaux que l’on continue d’avoir. En deuxième lieu, la crise de la foi peut avoir pour motif son anémie, son mauvais entretien, sa carence en initiation. Enfin, croire perd son élan à cause d’un rapport ambigu avec la religion. Certains croyants, soucieux de ne pas confondre la foi et le religieux, souhaitent se passer de ce dernier ou bien en contestent certaines formes ou encore constatent et déplorent son inadaptation aux cultures contemporaines. Mais cette prise de distance, dont je n’ai pas à discuter le bien-fondé, les laisse démunis. Il leur faut assurer par eux-mêmes le support et l’entretien de leur foi. Ce qui n’est pas forcément très simple.»
Henri Bourgeois, « Ce que croire peut être aujourd’hui »
Dans Les millénaires de Dieu, Musée Dauphinois, Novembre 2000
dimanche 24 avril 2011
Soir de Pâques
Le langage pascal des Evangiles
Luc et Jean racontent deux scènes d'apparitions de Jésus à des disciples, insistant particulièrement sur son corps ressuscité. Luc présente le récit du souper d'Emmaüs, le soir de Pâques, et Jean le rencontre avec l'apôtre Thomas. Ils veulent mettre en relief la réalité du corps de Jésus. Mais que disent-ils, en réalité ?
"L'accent mis sur le corps du Christ pascal serait en fait au service d'une autre insistance, celle qui porte sur la présence du Christ dans l'Eglise et dans le monde.... Si les évangiles parlent d'une résurrection corporelle de Jésus, c'est moins pour dire le statut mystérieux du Ressuscité que pour mettre en lumière la réalité de l'ordre neuf qu'il instaure. C'est moins pour satisfaire une curiosité maladroite que pour ancrer la foi dans la réalité spirituelle qu'inaugure le Christ de Pâques."
"Christ ressuscité, qu'est-ce que cela change ? " dit une personne rencontrée.
Y a-t-il quelque voie pour mieux saisir le langage des évangiles ?
Chacun peut trouver des éléments de réponse.
Luc et Jean racontent deux scènes d'apparitions de Jésus à des disciples, insistant particulièrement sur son corps ressuscité. Luc présente le récit du souper d'Emmaüs, le soir de Pâques, et Jean le rencontre avec l'apôtre Thomas. Ils veulent mettre en relief la réalité du corps de Jésus. Mais que disent-ils, en réalité ?
"L'accent mis sur le corps du Christ pascal serait en fait au service d'une autre insistance, celle qui porte sur la présence du Christ dans l'Eglise et dans le monde.... Si les évangiles parlent d'une résurrection corporelle de Jésus, c'est moins pour dire le statut mystérieux du Ressuscité que pour mettre en lumière la réalité de l'ordre neuf qu'il instaure. C'est moins pour satisfaire une curiosité maladroite que pour ancrer la foi dans la réalité spirituelle qu'inaugure le Christ de Pâques."
Henri Bourgeois, Je crois à la résurrection du corps, p. 45-46
Christ lumineux, Christ lumière.."Christ ressuscité, qu'est-ce que cela change ? " dit une personne rencontrée.
Y a-t-il quelque voie pour mieux saisir le langage des évangiles ?
Chacun peut trouver des éléments de réponse.
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