"Dieu aime avec intelligence, intelligemment. Ce qui veut dire que Dieu cherche à connaître ceux qu'il aime et d'autre part qu'il veut se faire connaître d'eux. Son amour est, pour ainsi dire, à la fois compréhensif et compréhensible".
On peut lire dans leur contexte, sur le site consacré à Henri Bourgeois, dans l'article publié ce 29 mai : Dieu aime intelligemment.
dimanche 29 mai 2011
mercredi 18 mai 2011
Laisser dans la vie une place pour Dieu
"Il n'est pas nécessaire de croire en Dieu pour laisser dans sa vie un peu d'espace, un peu de place. Il n'est pas sûr que cette place, Dieu la prenne. Mais il est évident qu'il ne peut pas se manifester si la vie affiche "complet" et si elle manque d'air.
Or c'est ce qui se passe parfois.
La société n'a-t-elle pas tendance à vouloir tout contrôler et tout organiser ? Comme si elle avait cette possibilité ! L'ennui c'est que certains Etats autoritaires... rendent la vie irrespirable.
De même, dans l'existence quotidienne, ne faut-il pas laisser des portes ou des fenêtres ouvertes ? Le coeur humain des attentes et des espoirs que ne satisfont pas les programmes de TV ou les routines quotidiennes.
Laisser une place pour Dieu, cela ne veut pas dire qu'on y rencontrera forcément Dieu ! Mais cela signifie qu'il pourra y tenir... des permanences !"
Henri Bourgeois,
sous le pseudonyme de groupe : Pascal Thomas,
dans : Découvrir le christianisme, tome IV : Croire pratiquement, p. 276.
mardi 10 mai 2011
Une déconstruction de l’acte de croire
Dans une conférence prononcée lors de l’inauguration du Musée Dauphinois, en 2000, Henri Bourgeois analysait ce qu’était l’acte de croire aujourd’hui, et aussi ses dérives, et mêmes ses transformations. Parmi celles-ci, il constatait l’existence de ce qu’il appelait « une déconstruction de l’acte de croire.
Une autre « modification qui peut paraître troublante n’est pas purement exceptionnelle. Je veux parler d’une déconstruction de l’acte de croire. Sa cohérence se défait, son souffle s’amenuise, sa capacité de confiance se rétracte, sa teneur en communication diminue. Les croyants qui sont dans ce cas ont l’impression de perdre ou d’avoir perdu la foi ou encore d’être en crise.
À quoi tient cet épisode (plus ou moins durable) ? Je lui reconnais, pour ma part, trois types de raisons ou de causes. Il y a d’abord une difficulté spirituelle, due à la déception ou à la fatigue dans le quotidien. Envisager alors une confiance en un message de salut, de liberté et de vérité devient étrange et assez extérieur aux valeurs et aux idéaux que l’on continue d’avoir. En deuxième lieu, la crise de la foi peut avoir pour motif son anémie, son mauvais entretien, sa carence en initiation. Enfin, croire perd son élan à cause d’un rapport ambigu avec la religion. Certains croyants, soucieux de ne pas confondre la foi et le religieux, souhaitent se passer de ce dernier ou bien en contestent certaines formes ou encore constatent et déplorent son inadaptation aux cultures contemporaines. Mais cette prise de distance, dont je n’ai pas à discuter le bien-fondé, les laisse démunis. Il leur faut assurer par eux-mêmes le support et l’entretien de leur foi. Ce qui n’est pas forcément très simple.»
Henri Bourgeois, « Ce que croire peut être aujourd’hui »
Dans Les millénaires de Dieu, Musée Dauphinois, Novembre 2000
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